Bonne fête mon fils
Tu es si loin
mais si prêt, si près.
Tu remplis déjà mes espérances
les soleils t'ont bien nourri
et je n'en ai pas mérite.
Bonne fête mon petit
Dommage que tu sois si loin
mais ce n'est que pur égoïsme
Te voir devenir
aurait été magnifique
mais je n'en ai pas le quotidien
Bonne fête mon grand
Je me souviens de tes présences
où tu grandissais à tout rompre
bébé kangourou dans ma poche
je t'ai aimé tellement que je t'ai laissé aller
et je t'aime encore mon fils.
Bonne fête mon homme
As-tu été heureux de l'enfance qui se termine?
En as-tu profité?
Devant toi la vie s'ouvre à plein cieux
Sur ce monde que j'appréhendais lorsque tu étais tout petit
tu es fort maintenant et j'ai le bonheur de te dire
Je t'aime encore mon fils.
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mardi 11 novembre 2008
jeudi 23 octobre 2008
Screams (pour une amie)
J'ai des cris dans la tête... Jaunes et rouges, comme les photos d'Hiroshima seulement c'est ma vie qui brûle...
J'ai trouvé la pureté et l'ai salie; le soleil me fut offert et je suis partie me cacher; le baiser du vampire s'approchait, me présentant son éternité et je n'ai su que voir le sang qui le précèderait.
Chaque partie de mon âme est une île isolée, séparée et ma douleur est l'océan entre elles... Ma douleur et mes peurs, ma douleur et mes putains de peur. Je ne peux plus connecter les points de ma propre image: j'aurais l'air d'un monstre.
Le rencontrer a crevé ma bulle. Ce fut immédiat, comme s'il était une épingle qui l'a simplement traversée. Soudainement, j'entendais à nouveaux, voyais à nouveau, touchait et était touchée à nouveau... Son âme était collées à la mienne, je pouvais la sentir s'y ajuster si parfaitement, deux morceaux d'un casse-tête différent mais qui miraculeusement montraient une image qui faisait du sens pour nous, était claire pour nous, on se fout bien des autres, on se fout bien des étrangers puisque nous n'étions enfin plus seuls.
Il su toucher mes cicatrices de ses mots, et contrairement à tous les autres, tous ceux qui n'avaient de cesse de gratter pour voir ce qu'elles recouvraient, ces cicatrices, il les a couvertes de mots, assurant que tout irait bien, que tout disparaîtrait un jour. Ce fut brûlant. Un feu délicieux, comme donner naissance, parce que l'on sait d'instinct que le résultat fera oublier le processus...
Il était perdu. Peut-être. Mais sur la terre ferme, à tout le moins. J'étais perdue en pleine mer et l'ai entraîné avec moi. Je suis ma propre tempête, ma propre tornade, mon propre vent faisant tournoyer l'eau qui me noie et m'étourdissant. Je voulais un ancre, voulais sa force à emprunter, juste pour un instant, seulement pour rester un moment dans l'oeil de ma tornade et contempler la paix suréelle qui règne, même en sachant que l'extérieur n'est que destruction. N'est que chaos. Même en reconnaissant la réalité qui faisait rage. Pour m'apaiser de mon éternel étourdissement... Juste un moment.
Les images dans mon esprit sont maintenant rouges et jaunes, criant le feu, criant la destruction, mon vaisseau à nouveau dérive puisque j'ai perdu mon ancre. Peut-être n'a-t-il jamais réalisé qu'aussi longtemps que nous nous soutenions, ni l'un ni l'autre ne serait perdu: il était sur la terre ferme, je l'empêchais de glisser plus bas; nous nous attachions à notre irréalité et maintenant nous sommes deux à dériver. Les vagues me rejettent loin du tranquille oeil de la tempête, le courant m'emporte et ni l'un ni l'autre ne comprend plus pourquoi.
J'ai trouvé la pureté et l'ai salie; le soleil me fut offert et je suis partie me cacher; le baiser du vampire s'approchait, me présentant son éternité et je n'ai su que voir le sang qui le précèderait.
Chaque partie de mon âme est une île isolée, séparée et ma douleur est l'océan entre elles... Ma douleur et mes peurs, ma douleur et mes putains de peur. Je ne peux plus connecter les points de ma propre image: j'aurais l'air d'un monstre.
Le rencontrer a crevé ma bulle. Ce fut immédiat, comme s'il était une épingle qui l'a simplement traversée. Soudainement, j'entendais à nouveaux, voyais à nouveau, touchait et était touchée à nouveau... Son âme était collées à la mienne, je pouvais la sentir s'y ajuster si parfaitement, deux morceaux d'un casse-tête différent mais qui miraculeusement montraient une image qui faisait du sens pour nous, était claire pour nous, on se fout bien des autres, on se fout bien des étrangers puisque nous n'étions enfin plus seuls.
Il su toucher mes cicatrices de ses mots, et contrairement à tous les autres, tous ceux qui n'avaient de cesse de gratter pour voir ce qu'elles recouvraient, ces cicatrices, il les a couvertes de mots, assurant que tout irait bien, que tout disparaîtrait un jour. Ce fut brûlant. Un feu délicieux, comme donner naissance, parce que l'on sait d'instinct que le résultat fera oublier le processus...
Il était perdu. Peut-être. Mais sur la terre ferme, à tout le moins. J'étais perdue en pleine mer et l'ai entraîné avec moi. Je suis ma propre tempête, ma propre tornade, mon propre vent faisant tournoyer l'eau qui me noie et m'étourdissant. Je voulais un ancre, voulais sa force à emprunter, juste pour un instant, seulement pour rester un moment dans l'oeil de ma tornade et contempler la paix suréelle qui règne, même en sachant que l'extérieur n'est que destruction. N'est que chaos. Même en reconnaissant la réalité qui faisait rage. Pour m'apaiser de mon éternel étourdissement... Juste un moment.
Les images dans mon esprit sont maintenant rouges et jaunes, criant le feu, criant la destruction, mon vaisseau à nouveau dérive puisque j'ai perdu mon ancre. Peut-être n'a-t-il jamais réalisé qu'aussi longtemps que nous nous soutenions, ni l'un ni l'autre ne serait perdu: il était sur la terre ferme, je l'empêchais de glisser plus bas; nous nous attachions à notre irréalité et maintenant nous sommes deux à dériver. Les vagues me rejettent loin du tranquille oeil de la tempête, le courant m'emporte et ni l'un ni l'autre ne comprend plus pourquoi.
mercredi 22 octobre 2008
le reve d'eric
Je me suis levé vieux un matin. Mon visage dans le miroir, ce n'était pas le mien. Il était ridé, j'étais chauve, mes yeux bleus creusaient autour d'eux des sillons si profonds qu'ils semblaient ajouter une autre dimension à mon visage. Je regardais mes mains, brunes et cassées, les doigts courbés qui me servent si mal aujourd'hui; je regardais mes avant-bras devenus flasques; je me suis levé vieux ce matin.
Aurais-je passé tout droit? Aurais-je oublié que la vie me rattraperait au détour d'un miroir, que mon corps devienne une enveloppe de papier froissé autour de mon âme qui elle serait resté jeune? J'avale difficilement le poids des années mais plus encore, plus troublant et plus douloureux est le constat que le film de ma vie, je ne peux le rembobiner. Aucune possibilité de le revivre, de le modifier et le générique commence déjà à se dérouler.
Mon esprit est resté sur le plancher de danse, une valse nous faisant tourner, pendant que les projecteurs derrière moi passent ma vie en accéléré: mes départs, mes matins, mes nuits, mes amours qui disparaissent et vieillissent, un chapelet de petis instants qui défilent à une vitesse folle pendant que je danse avec elle dans mes bras, insouciant.
Des perles de couleurs éblouissent l'écran: le rose des joues de mes filles toutes bébés, le blanc si pur de leurs petites dents d'enfants, le blond doré de leurs cheveux, le bleu si profond de leurs yeux qui m'observent et m'admirent... le rouge vif des briques de ma première maison, le gris sombre de mes colères, le noir de mes déprimes... le violet de son rire, les éclats de son bonheur à coté du mien... le beige clair de sa chair contre la mienne, le pourpre de nos tensions... Des perles multiples de la couleur de ma vie et maintenant elles s'enlignent tel un collier qui m'étouffe parce que les couleurs s'éteignent doucement. Et moi les ais-je vues? admirées? appréciées alors qu'elles s'ouvraient devant moi?
Je dansais une valse avec elle pendant que ma vie défilait, pendant que je ne me rendais pas compte des années qui coulaient au rythme des secondes en croyant que j'aurais tout le temps, j'aurais toujours la chance de me reprendre et lui dire que je l'aime...
Mes peurs et mes retraits, mes réticences à vivre, toutes les fois où je leur ai fait mal, toutes les occassions ratées de les prendre dans mes bras s'accumulent et semblent une montagne. Juste à côté, le petit monticule des moments de tendresse, de mes ouvertures à elles, de mes abandons.
Je me suis levé vieux ce matin et elle n'était plus la depuis un an.
Aurais-je passé tout droit? Aurais-je oublié que la vie me rattraperait au détour d'un miroir, que mon corps devienne une enveloppe de papier froissé autour de mon âme qui elle serait resté jeune? J'avale difficilement le poids des années mais plus encore, plus troublant et plus douloureux est le constat que le film de ma vie, je ne peux le rembobiner. Aucune possibilité de le revivre, de le modifier et le générique commence déjà à se dérouler.
Mon esprit est resté sur le plancher de danse, une valse nous faisant tourner, pendant que les projecteurs derrière moi passent ma vie en accéléré: mes départs, mes matins, mes nuits, mes amours qui disparaissent et vieillissent, un chapelet de petis instants qui défilent à une vitesse folle pendant que je danse avec elle dans mes bras, insouciant.
Des perles de couleurs éblouissent l'écran: le rose des joues de mes filles toutes bébés, le blanc si pur de leurs petites dents d'enfants, le blond doré de leurs cheveux, le bleu si profond de leurs yeux qui m'observent et m'admirent... le rouge vif des briques de ma première maison, le gris sombre de mes colères, le noir de mes déprimes... le violet de son rire, les éclats de son bonheur à coté du mien... le beige clair de sa chair contre la mienne, le pourpre de nos tensions... Des perles multiples de la couleur de ma vie et maintenant elles s'enlignent tel un collier qui m'étouffe parce que les couleurs s'éteignent doucement. Et moi les ais-je vues? admirées? appréciées alors qu'elles s'ouvraient devant moi?
Je dansais une valse avec elle pendant que ma vie défilait, pendant que je ne me rendais pas compte des années qui coulaient au rythme des secondes en croyant que j'aurais tout le temps, j'aurais toujours la chance de me reprendre et lui dire que je l'aime...
Mes peurs et mes retraits, mes réticences à vivre, toutes les fois où je leur ai fait mal, toutes les occassions ratées de les prendre dans mes bras s'accumulent et semblent une montagne. Juste à côté, le petit monticule des moments de tendresse, de mes ouvertures à elles, de mes abandons.
Je me suis levé vieux ce matin et elle n'était plus la depuis un an.
eric
Et quand je me tourne vers lui, que mes yeux se ferment sous la pudeur de ce qui va naître de ma bouche et je lui chuchote, très bas, sans peut-être même y penser, je sais que les murs, nos murs, vont s’écrouler entre nous sans bruit et que le bonheur viendra.
Je sais que ses lèvres goûteront familiers, qu’il m’embrassera et que je ne voudrai plus qu’il cesse et j’ai raison. Elles le sont. Familières, tendres, douces, sexuelles, intenses. Et j’ai raison, je ne veux pas qu’il cesse, d’ailleurs ma bouche le poursuit dans son lit, ma bouche veut se cimenter à la sienne, elle veut y rester comme à sa place, elle reconnaît.
Et ce fut l’absolu. L’absolu dans cette complicité incroyable, l’absolu dans la confiance qu’il provoquait en mon corps, l’absolu dans la simplicité de mes bras sur ses épaules, mes mains dans ses paumes, mes doigts qui cherchent et trouvent leurs abris dans les siens. Que même ses plus intimes parties me semblent familières, que même les plus intimes caresses viennent à ma bouche comme une évidence, que même mes plus intimes défauts accomplissent le miracle de la jouissance sans timidité, sans limite. Ses élans, débarricadés, ses gestes tendres et larges comme une mer d’envies et de désirs et ma tête qui ne pense plus, ma tête qui arrête d’avoir peur, ma tête qui remercie le ciel de l’avoir posée sur ce corps qui vibre et lui permet de cesser d’exister.
Je sais que ses lèvres goûteront familiers, qu’il m’embrassera et que je ne voudrai plus qu’il cesse et j’ai raison. Elles le sont. Familières, tendres, douces, sexuelles, intenses. Et j’ai raison, je ne veux pas qu’il cesse, d’ailleurs ma bouche le poursuit dans son lit, ma bouche veut se cimenter à la sienne, elle veut y rester comme à sa place, elle reconnaît.
Et ce fut l’absolu. L’absolu dans cette complicité incroyable, l’absolu dans la confiance qu’il provoquait en mon corps, l’absolu dans la simplicité de mes bras sur ses épaules, mes mains dans ses paumes, mes doigts qui cherchent et trouvent leurs abris dans les siens. Que même ses plus intimes parties me semblent familières, que même les plus intimes caresses viennent à ma bouche comme une évidence, que même mes plus intimes défauts accomplissent le miracle de la jouissance sans timidité, sans limite. Ses élans, débarricadés, ses gestes tendres et larges comme une mer d’envies et de désirs et ma tête qui ne pense plus, ma tête qui arrête d’avoir peur, ma tête qui remercie le ciel de l’avoir posée sur ce corps qui vibre et lui permet de cesser d’exister.
la vieillesse
Vous savez cette lueur qu’ont dans les yeux les vieux couples, ceux qui s’aiment du temps de leur jeunesse encore présente? Vous savez cette sécurité qui émane de leurs mains veinées lorsqu’ils se touchent encore par désir, plus que par habitude? Vous savez ce confort qu’ils dégagent lorsqu’entre eux l’espace semble rapetisser? J’en veux. J’en achèterais à la douzaine si seulement cela se vendait. Et voilà que je m’y reconnais dans sa présence.
Je suis partie avec mes paradoxes, mes complexités et même si je n’y croyais pas vraiment, je suis parvenue à m’intégrer un quotidien. Un quotidien tranquillement rempli de lui, calmement occupé par ses images, ses rires. Je lui ai dit, d’ailleurs, qu’il n’y avait pas suffisamment de lui dans l’univers… À force de rires fous, à force de ne rien faire à deux, j’ai senti se creuser une intensité sexuelle insoutenable, une envie irrésistible de le toucher, de sentir ses haleines, de goûter sa peau, de me prendre de ses mains, de vivre les effets de sa force… Pour mon malheur, il n’avançait pourtant pas. Il ne voyait pas, peut-être, ne voulait pas forer mes murs et me laissait pantelante. Jusqu’à mes timides assauts, jusqu’à mon audace à peine voilée, jusqu’à ce que de pleine voix je lui fasse connaître mon désir.
Déjà juste entre ses bras, posée sur ses côtes, étendues sous ses mains, sous son regard, je me sentais fondre de ce plaisir bouillant de celle qui est à sa place. Et puis juste là, juste nue sous ses draps, dans l’antre de son corps, avec dans ma nuque ses respirs, ses chaleurs, je me sentais possédée par l’étreinte des quotidiens à venir, ceux que je voyais remplir mes rêves depuis quelques temps.
Je suis partie avec mes paradoxes, mes complexités et même si je n’y croyais pas vraiment, je suis parvenue à m’intégrer un quotidien. Un quotidien tranquillement rempli de lui, calmement occupé par ses images, ses rires. Je lui ai dit, d’ailleurs, qu’il n’y avait pas suffisamment de lui dans l’univers… À force de rires fous, à force de ne rien faire à deux, j’ai senti se creuser une intensité sexuelle insoutenable, une envie irrésistible de le toucher, de sentir ses haleines, de goûter sa peau, de me prendre de ses mains, de vivre les effets de sa force… Pour mon malheur, il n’avançait pourtant pas. Il ne voyait pas, peut-être, ne voulait pas forer mes murs et me laissait pantelante. Jusqu’à mes timides assauts, jusqu’à mon audace à peine voilée, jusqu’à ce que de pleine voix je lui fasse connaître mon désir.
Déjà juste entre ses bras, posée sur ses côtes, étendues sous ses mains, sous son regard, je me sentais fondre de ce plaisir bouillant de celle qui est à sa place. Et puis juste là, juste nue sous ses draps, dans l’antre de son corps, avec dans ma nuque ses respirs, ses chaleurs, je me sentais possédée par l’étreinte des quotidiens à venir, ceux que je voyais remplir mes rêves depuis quelques temps.
le désir
Juste pour te voir, dans ma ville, sous mes toits, j’enlevais mes plumes, restais nue. Sous mon toit, je me montre.
Mon corps pitié se donne, se brûle, me consume et veut tant… Sous mes rires, sous mes désirs, rien d’autre que l’envie, que le plaisir sous mes doigts juste sous mes doigts.
Ferme les yeux que j’embrasse encore… J’ai envie de te faire l’amour comme une folle, comme on te l’a jamais fait, avec chacun de mes sens, plus encore j’en inventerai….je te prendrai en moi si loin si fort que tu voudras me fermer à clé et y rester, tu t’endormiras près de moi, lové contre mon corps, ma peau, et moi je veillerai. Et quand l’heure sonnera, quand il te faudra partir, je le lirai dans ton regard ton besoin de revenir, ton besoin d’économiser les secondes, les particules de nos moments et je te dirai simplement que je t’attends. Ne parle pas.
Sais-tu qu’au téléphone je t’entends sourire? Que je vois dans tes yeux le soleil qui m’attire tant, même en ton absence? Que dans tes silences se cachent tes souvenirs de moi et que je les sens, je les vois comme un album photo, je me vois ta tête dans mon cou, je me vois ta main dans la mienne en pleine forêt, je me vois te sourire parce que simplement tu es la, sur le seuil de ma porte, et mon bonheur qui s’étale comme une confiture sur un pain chaud et qui m’embellit…. je me vois à travers tes silences.
Je t’avoue déjà que je serai là, prévois tes jours en conséquence, ne vient pas fermer les livres et me faire croire à l’impossible. Je veux juste supporter ma présence, je sais, je veux trop, je veux loin, dis moi-le pas, je sais.
Mon corps pitié se donne, se brûle, me consume et veut tant… Sous mes rires, sous mes désirs, rien d’autre que l’envie, que le plaisir sous mes doigts juste sous mes doigts.
Ferme les yeux que j’embrasse encore… J’ai envie de te faire l’amour comme une folle, comme on te l’a jamais fait, avec chacun de mes sens, plus encore j’en inventerai….je te prendrai en moi si loin si fort que tu voudras me fermer à clé et y rester, tu t’endormiras près de moi, lové contre mon corps, ma peau, et moi je veillerai. Et quand l’heure sonnera, quand il te faudra partir, je le lirai dans ton regard ton besoin de revenir, ton besoin d’économiser les secondes, les particules de nos moments et je te dirai simplement que je t’attends. Ne parle pas.
Sais-tu qu’au téléphone je t’entends sourire? Que je vois dans tes yeux le soleil qui m’attire tant, même en ton absence? Que dans tes silences se cachent tes souvenirs de moi et que je les sens, je les vois comme un album photo, je me vois ta tête dans mon cou, je me vois ta main dans la mienne en pleine forêt, je me vois te sourire parce que simplement tu es la, sur le seuil de ma porte, et mon bonheur qui s’étale comme une confiture sur un pain chaud et qui m’embellit…. je me vois à travers tes silences.
Je t’avoue déjà que je serai là, prévois tes jours en conséquence, ne vient pas fermer les livres et me faire croire à l’impossible. Je veux juste supporter ma présence, je sais, je veux trop, je veux loin, dis moi-le pas, je sais.
l'âme soeur
Ce sera comme un chant en stéréo, tel deux enfants toujours derrière nos rires, l’image furtive d’un temps volé, d’une fête spontanée, pleine de nos voix, de nos soupirs…
Ce sera comme l’instant des blés, celui perceptible à peine d’un soleil timide, du soleil presque triste d’être déjà la-bas… Les épis flottants, des milliers de bras tirant vers les cieux leurs doigts avides, cet instant-là qu’on ne peut oublier…
Et nos regards criants d’envies, vivant le désir qui s’amuse à courir entre nos doigts gourds, nos bouches unies, et puis déjà partir sachant qu’ainsi on célèbre le jour.
Complice d’une insagesse, d’un crime trop grand pour eux, trop intime, je te veux l’espace d’un éclat. Et si les gens s’écrient au drame, on pourra toujours s’enfermer là….
Et j’ai trouvé.
Ce sera comme l’instant des blés, celui perceptible à peine d’un soleil timide, du soleil presque triste d’être déjà la-bas… Les épis flottants, des milliers de bras tirant vers les cieux leurs doigts avides, cet instant-là qu’on ne peut oublier…
Et nos regards criants d’envies, vivant le désir qui s’amuse à courir entre nos doigts gourds, nos bouches unies, et puis déjà partir sachant qu’ainsi on célèbre le jour.
Complice d’une insagesse, d’un crime trop grand pour eux, trop intime, je te veux l’espace d’un éclat. Et si les gens s’écrient au drame, on pourra toujours s’enfermer là….
Et j’ai trouvé.
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